Longtemps perçue comme une menace périphérique, la criminalité organisée semble en passe de s’imposer aujourd’hui comme un risque majeur pour les entreprises opérant en France et à l’international. Fraude, corruption, atteintes aux droits humains : les modes opératoires des réseaux criminels se diversifient et ces derniers tentent de s’immiscer dans les chaînes de valeur globales comme dans les circuits économiques locaux.
La montée en puissance de ce phénomène a conduit certaines autorités à tirer la sonnette d’alarme. Dans une déclaration commune, l’Autorité Française Anticorruption (AFA) et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ont appelé, en septembre dernier, à une vigilance accrue des entreprises face au risque de corruption privée par des réseaux criminels. Le plan national anti-corruption français met par ailleurs l’accent sur la lutte contre la criminalité organisée.
Dans ce contexte, comment les entreprises peuvent-elles identifier, évaluer et prévenir ces risques multiformes ? Quelles stratégies déployer pour éviter que leurs structures, leurs chaînes d’approvisionnement ou leurs partenaires ne deviennent, à leur insu, des maillons de ces circuits criminels ? Comment adapter les dispositifs de conformité, de vigilance et d’éthique à cette nouvelle donne ?